
Le journal de Denis
De retour au CFC, profitant d'une semaine de congé, voici quelques uns des derniers travaux auxquels j'ai participé (les travaux sur mon Jung font l'objet d'un article séparé) :
Samedi 08 novembre : Rangement
Afin d'utiliser au mieux les voies du dépôt 2 et de préparer nos prochaines fêtes de la vapeur de Juin 2004, où le CFC doit normalement accueillir deux machines à vapeur
de Grande-Bretagne, nous avons entrepris de stocker sur la voie Decauville (8 bis) le locotracteur Schöma dont la restauration n'est pas prévue avant longtemps vu les chantiers en cours. Cette opération nécessita de retirer, dans un premier temps, tout le matériel devant servir avant ; soit dans le cadre d'une remise en état soit pour une animation spéciale (train du père Noël, train de bennes...). C'était sans compter les difficultés dues au grand porte à faux et à la faible garde par rapport au sol, mais après moult efforts, gouttes de sueur, "conseils des sages" (Gilbert, Vincent, Marc-André, Freddy et moi même) sur la meilleure manière de procéder, ripage à la barre à mine, etc... le "petit" Schöma pris place au fond du dépôt.
Locotracteur O&K 0B0-11 :
Après la Bouillotte à compte tour électronique (voir LVDC n° 77 et précédent), voici que Vincent, sans doute jaloux de l'installation de Marc-André et du nombre de robinets de sa machine, installe batteries, démarreur électrique et phares sur le petit locotracteur O&K ; son "bébé" puisqu'il s'est personnellement occupé de redonner vie à cet engin longtemps resté dans sa plus simple expression (châssis et moteur). Et dire que tout cela est fait avec des bouts de portails, des poulies de lave vaisselle, des appliques d'autocar, des bouts de tuyau d'arrosage, un alternateur de voiture, un démarreur de camion, des chutes de bois, etc... j'en passe et des meilleurs ! Que ceux qui penseraient que ce n'est qu'un assemblage de bouts de ficelles et de tôles tordues ne s'y trompent pas, car il n'en est rien ; au contraire ! Et ça fonctionne très bien ! Que ceux qui ont quelques doutes viennent vérifier sur place en Juin 2004 lors des 20 ans du CFC ou même avant ; ils seront toujours les bienvenu.
Locotracteur 2B-16 :
Souvenez-vous en 2001, ce locotracteur de conception artisanale soignée était d'une pâle couleur bleue avec des bandes jaunes sur le châssis. N'a-t-il pas fière allure aujourd'hui dans cette belle livrée de vert clair et foncé ? Admirez le sol de la cabine réalisé en plancher vernis du plus bel effet ; plancher de récupération cela va de soi au CFC ! Bravo Freddy pour cette superbe restauration. Il ne te reste plus qu'à confectionner un fauteuil de velours bordeaux capitonné...
Vapeur Decauville 030T-06 :
Profitant d'avoir la meuleuse avec une brosse, Marc-André est venu solliciter mon aide pour décaper les tôles des ouvertures inférieures de la caisse à eau centrale de cette machine. Ce fut chose faite rapidement, suivi de leur remontage au joint bleu. Puis ce fut le tour des pipes de communication.
Baladeuse Vernie Péchot Cof-08 :
Pendant que je m'acharne sur le décapage de mon locotracteur Jung, Gilbert (hé, oui toujours lui ; discret, mais efficace), Vincent et Marc-André remplacent les bogies de cette belle baladeuse semi-fermée, conçue et réalisée par Jean-Pierre. La voici donc chaussée de neuf.
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Le Gmeinder 0B0-17 en attente d'un essieu neuf et d'un moteur. . |
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1577 : Pour le moteur, l'idéal serait de trouver des pièces... |
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Les tôles de cabine et le moteur de bateau inadaptable |
Dimanche 09 novembre : Retournement des trains :
Après avoir sorti les différentes machines à vapeur des voies 2 et 8 (Bertha, Tabamar et Bouillotte), afin d'accéder aux train devant être retournés sur la boucle (comme chaque année), nous partons (Marc-André et moi) avec le train Socofer de la voie 4, armé d'un seau de sable et de clés à tirefonds. Hélas, dès la première aiguille donnant au dépôt, les difficultés commencèrent. Certes le rail était un peu mouillé, mais il en faut plus pour arrêter une équipe CFC décidée. Les quelques feuilles tombées sur la voies suffirent rapidement à nous décider à aller chercher au dépôt le second locotracteur Socofer en renfort. Après un bon sablage, nous sommes donc reparti en direction de passage de verdure et de la boucle de retournement. Si nous avons pu retourner ce train, ce fut à la vitesse d'un escargot (et encore) ! De retour au dépôt, et décidé à mettre les moyens, nous décidons de prendre un Plymouth, beaucoup plus lourd que les Socofer, pour la suite des opérations (il y a quatre trains voyageurs à retourner). Hélas, il faut avouer que malgré tout nos effort et malgré, cette fois encore, le renfort d'un Socofer, nous avons fini par abandonner. Pour ceux qui n'ont jamais vécu cette expérience, ce qui était mon cas, je vous garantie une véritable frustration d'accélérer et de rester sur place. Inutile de vous dire qu'après cela, je crois que je ne prendrais jamais le risque de me lancer sur une voie mouillée surtout avec un Socofer ; ceux-ci étant dépourvu de sablière.
Locotracteur Gmeinder 0B0-17 :
Après avoir essayé d'adapter un beau moteur de bateau à cet engin, Jean-Pierre a dû renoncer à cette solution en raison des difficultés d'adaptation sur l'embrayage. Malheureusement, vu le très mauvais état du moteur d'origine, qui est par ailleurs incomplet, la remise en état de celui-ci avec les seules pièces à disposition relève du miracle. Certes, ce type de locotracteur est relativement rare en France, mais sait-on jamais ? Si certains ont remplacé le moteur d'origine par un moteur plus récent en état de marche pour des raisons de simplicité, peut-être reste-t-il quelques pièces dans un coin ? Nous serons ravi d'en discuter avec vous lors des 20 ans de notre association en Juin 2004 (Cf. LVDC n° 77). Par ailleurs, l'essieu avant qui avait sans doute déjà subi une réparation de fortune, ce locotracteur n'étant autrefois qu'en présentation cela suffisait sans doute, s'est cassé lors d'un déplacement. Il va donc falloir le ressouder voire le remplacer, soit par un axe de récupération après usinage, soit par un axe neuf. Là encore, en tant que bénévoles, toutes les suggestions nous intéressent...
Lundi 10 novembre :
Locotracteur O&K 0B0-11 :
Pendant que Vincent poursuit l'installation des boutons de commande du démarreur et des phares... je vous laisse deviner à quoi sert chacune des manettes, boutons, leviers et autres voyants. Et il n'y a pas tout !
020T-18 "La Bouillotte" :
Ayant fait la veille, avec Marc-André, un rapide diagnostique des jeux des embiellages de la Bouillotte, il démonte les bielles, avec les coulisses de relevage, en vue de la fabrication à neuf des axes des coulisses. Ceux ci comportant une rainure en arc de cercle à chaque bout, ils ne peuvent être fabriqués avec les moyens dont nous disposons. Ces éléments sont confiés à la société Merlin-Castet. Nous en profitons pour soumettre à cette entreprise le
bandage des roues de l'essieux avant de mon Jung 0B0-20. La difficulté pour cela est de trouver ou de réaliser des ébauches car pour deux pièces, il est difficile de réduire les coûts, mais nous n'avons pas dit notre dernier mot... Après un bon déjeuner, Marc-André démonte également l'arbre de relevage afin de modifier les paliers pour simplifier le démontage de celui-ci ; paliers qu'il faut également démonter...
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La 030T-19 O&K en cours de démontage cabine et soutes. |
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La cabine de le 030T O&K prête pour le départ. |
Mercredi 12 novembre : Démontage 030 T O&K :
Une fois la première couche de peinture sur les parties décapées du châssis de mon Jung, me voilà embauché par François pour le démontage des boulons récalcitrants de la deuxième soute à charbon de sa machine. Il y en a un qui est au fond ; il faudrait l'empêcher de tourner... Oui, mais voilà : son état de rouille avancé ne permet pas à la clé de garder prise. Qu'à cela ne tienne, fichu pour fichu, je tronçonne ; allongé sur la soute, et la tête dedans ! Le CFC, nouveau club de gim. branché ; vous ne connaissez pas ? Quel dommage, justement à ce propos...
Vendredi 14 novembre : Visite chez Patry :
Samedi 15 novembre : L'atelier fourmille d'activités :
Locotracteur Plymouth 0B0-09 :
La remise en état de ce troisième Plymouth avance régulièrement grâce principalement à Gilbert qui s'est personnellement occupé de la remise en état du moteur, du décapage et de la peinture de l'ensemble des éléments du
châssis et de la cabine. Gilbert est un économe né ! Le choix de la couleur, ou plutôt devrais-je dire des
couleurs est fonction du stock disponible. C'est ainsi que l'intérieur de la cabine fut peint en vert clair, le
châssis en noir, les boîtes d'essieux en rouge, le berceau moteur en Bordeaux, l'intérieur du capot moteur en
Marron... Quand à la carrosserie (cabine et capot moteur), vu la quantité nécessaire, il a fallut racheter de la
peinture. C'est ainsi que, profitant d'une réduction promotionnelle de 40 % sur des pots de peinture bleue, ce
troisième Plymouth a trouvé sa livrée. D'où le surnom pour cet engin de Plymouth 40 %. Après avoir repeint le
châssis en noir brillant au lieu de noir mat, le résultat est là : superbe ! Tout simplement. Gilbert tu es un
vrai artiste, car pour juxtaposer autant de couleurs différentes de façons aussi chatoyante qu'esthétique, il faut
avoir un véritable don ! Bravo.
Depuis quelques temps, Gilbert, Jean-Marie et les autres habitués ne sont plus les seuls à travailler à la remise en état de cet engin. En effet les trois nouveaux membres (Thibault, Jean-Baptiste et Thomas) leur apportent bien volontiers leur contribution. Cela fait plaisir de
voir leur dynamisme. Aujourd'hui c'est Thibault qui a pris en charge le décapage et la peinture de portes latérales du capot moteur. Du beau travail.
020T-18 "La Bouillotte" :
L'axe de relevage de marche démonté, Marc-André a coupé les paliers en deux pour faciliter le démontage ultérieur de celui-ci. C'est Gilbert qui a été chargé de "blanchir" les faces à l'étau limeur. Le but étant d'intercaler ensuite une cale entre les deux pièces afin de réduire le jeu de ces paliers. Une opération rondement menée puisque le soir même, l'axe était remonté.
Locotracteur O&K 0B0-11 :
Vincent continue son installation électrique sur cet engin en passant les fils au gré de la place et des
possibilités de fixations. L'alternateur et les voyants d'allumage des phares sont connectés aux différentes
commandes et boutons et aux batteries. Ce qui est déjà sûr, c'est que ça marche ! Le locotracteur démarre sur
simple appui d'un bouton ; enfin presque d'un bouton...
Il nous explique bien volontiers la procédure de démarrage, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien tout compris.
Pour me rassurer, il me dit qu'il a prévu de mettre une plaque explicative en cabine.
En dernier recours et pour les puristes, il reste la manivelle.
Locotracteur Jung 0B0-20 n° 7604 de 1937 :
Après Vincent, François, Marc-André (j'espère que je n'oublie personne), c'est au tour de Thomas et de Jean-Baptiste de me proposer leur aide. Aide que j'accepte bien volontiers vu le travail restant à faire sur cet engin. Aussi je leur confie le grattage des boisseaux et du pignon de sortie de boîte de vitesse. Les premiers étant bien encrassés et probablement les premières pièces que je vais remonter sur le châssis, tandis que le nettoyage du pignon va permettre d'y voir un peu plus clair et de le démonter pour en faire le plan en vue de son remplacement. Tâches ingrates s'il en est, ils s'en s'ont néanmoins occupé avec sérieux et application. Merci à vous pour ce coup de main appréciable. Si ça vous dit, vous pouvez continuer le grattage des essieux (sans démonter les boîtes).