L'Association
Au CFC, les Décennies se suivent et se ressemblent
Marc A. Dubout
C'est
le 1er avril 1984 que toute cette aventure a commencé, un sacré
poisson qui n'a pas cessé de grandir !
Les trains étaient flambants neufs, la peinture impeccable et chose impensable
ils stationnaient à la gare des Fiancés (anciennement Pompidou) où le
bâtiment en béton nous servait de point de vente des billets.
Le soir nous mettions une bâche taillée sur mesure sur chaque locotracteur et
le nombre des baladeuses était de 5. Une rame de trois et une de deux. C'est
plus tard que la sixième a rejoint la flotte.
Bien sûr le dépôt n'existait pas. Il a été construit
plus tard alors notre activité se limitait à la stricte exploitation
des trains, les mercredis, samedis, dimanches et jour fériés de mars à
novembre. Sur ce point je crois que ça n'a pas changé.
Mais
déjà les réservations existaient et la voie normale qui longeait la Seine
nous permettait parfois des correspondances lors de la visite du port de
Gennevilliers en Caravelle.
Nous
n'étions pas là depuis un an que la première locomotive arrivait dans le
dépôt nouvellement construit et cela allait tout changer pour notre jeune
association.
Un an plus tard elle était mise en exploitation après retubage partiel et
requalification.
Une
série de wagonnets achetés au MTVS nous a permis de commencer la construction
de wagons de service.
Les
premières Portes-Ouvertes allaient rythmer nos années sans défaillance même
si les moyens matériels étaient limités. Les Journées du Patrimoine, elles
n'existaient pas encore.
Puis
en 1987 une deuxième locomotive est arrivée. Un an et demi plus tard elle
tournait sur le réseau. Nous n'étions en tout moins d'une dizaine pour faire
tourner la boutique et à part Gilbert, pas de retraités ; par contre une pêche
d'enfer.
Puis
il y a eu ces deux là, inséparables depuis Risle Vallée le n°4 et le n°5.
Au
dépôt ça s'activait. Le MTVS ne voulant pas nous vendre la "Cergy"
nous avons construit notre voiture fermée, (même les bogies) avec l'aide du LEP
de Villeneuve-la-Garenne. Une belle collaboration.
L'ambiance
était sympa, elle l'est restée. Ne changeons rien.
1990,
nous commencions à polluer. Tous les dimanches il y avait une vapeur ou deux.
Les gens ne disaient rien. L'écologie n'existait pas, seulement le bon sens.
Puis
des nouveaux pensionnaires sont arrivés, quatre d'un coup.
Il nous fallait des wagons ! 23 d'un coup venus du Cher. Le transport nous a
ruiné. On a tous mis la main à la poche, ils sont arrivés.
Il
fallait bien un deuxième dépôt pour abriter tout ce matériel. Les Péchot et
Decauville dormaient sur la raquette et à Gennevilliers. Ils n'ont jamais été
dégradés.
Et
puis chaque année nous faisions une sortie. Ici sur le Chemin de fer de Bligny-
sur-Ouche devant la gare P.L.M. et une autre Decauville, une des dernières.
Et le temps a passé bien vite, trop vite. Nous étions en 1994, dix ans déjà. Il fallait fêter ça. Nous nous sommes tournés vers le Ffestiniog que j'avais visité plusieurs années auparavant, mais ce grand chemin de fer de renommée internationale viendrait-il rouler dans notre parc des Chanteraines ? Je n'y croyais pas trop et pourtant ils sont venus voir et à la fin de la visite ils ont dit "C'est OK".
Les Dix Ans du CFC
C'est
à cette occasion que la Tabamar a rejoint notre réseau. On l'avait demandé
une fois pour les "Cinq Ans" je crois mais le coût prohibitif nous avait
dissuadés.
Les
Anglais (pardon les Gallois) sont venus avec Palmerston une des plus anciennes
locomotives du Ffestiniog (mars 1864) celles qui ont remplacé les chevaux pour
la remonte des vides à Blaenau.
Et
puis il y avait la 020 (1946) du C.F.VO. avec son tender.
Le
Maire de Villeneuve-la-Garenne et Vice-Président du Conseil général étaient
venus nous rendre visite.
C'était
l'époque des compositions hétéroclites. Nous avions construit trois
baignoires sur les châssis Péchot plus notre voiture fermée, alors on ne se
privait pas.
On
avait même un "Marchandises" pour le fun.
Sans
oublier la cavalcade (attelée).
Tout
ça s'est terminé dans la bonne humeur par une photo de famille.
Et
puis nous nous sommes remis à la tâche, le travail ne manquait pas.
L'année
suivante ce sont la Chanteraine et la Tabamar qui traversèrent la Manche pour
rouler au Ffestiniog. Un grand moment ! D'autres matériels de réseaux
français étaient également présents tous contemporains de la Grande Guerre,
puisque c'était le thème de cette manifestation.
Oui les diapositives ont perdu de leur éclat.
Au
dépôt Jean Pierre S. s'est mis à construire des voitures, fermées,
semi-fermées, notre parc de matériel roulant s'étoffait.
Une
nouvelle machine était mise en exploitation, alors comme dans Astérix un grand
banquet avait été organisé.
De
nouveaux matériels continuaient toujours à arriver mais moins
spectaculairement, les réserves s'épuisaient.
Et
puis un jour un camion est arrivé avec deux machines... Elles n'allaient plus
se quitter ! Et puis d'autres matériels et aussi notre brave Decauville, celle
qui a donné la première impulsion à notre association ... 15 ans plus tôt.
Un
jour le Crochat du 5ème Régiment du Génie est venu chez nous. Il
y est resté plus d'un an.
Comme on peut le voir, les années passèrent, le siècle
changeait.
Construction de voitures, entretien du matériel, repas, fêtes, journées
portes-ouvertes, animations diverses, voyages sur d'autres réseaux, etc. La
benne à charbon allait immuablement au Pont d'Épinay et nous nous sommes
retrouvés 20 ans après.
Les Vingt Ans du CFC.
On ne va pas réécrire l'histoire, seulement relire ce qui a déjà été
dit. Voir N°85
de LVDC.
La suite vous la connaissez, l'avenir reste à écrire.